Gael Faure

Gael Faure

Ce chanteur est un grand compositeur, un de ces chamanes qui, avec deux accords, fabrique des airs qui soudain emplissent les oreilles, le cœur et l’âme et résistent aux efforts de toutes les chansons qui s’invitent derrière pour les détrôner.
Et sa voix porte un sortilège curieux, difficilement définissable, dans le même genre que celui qui, jadis, a installé Yves Montand voire Neil Young dans la mémoire sensible d’une génération – le timbre, le grain, la couleur, le souffle, la ductilité, sait-on ?

Gael Faure ne va pas cesser de travailler. Des centaines de concerts et la construction d’un répertoire, pour laquelle il a besoin d’auteurs. Le premier choisi est Fabien Bœuf, Idolem et POC, qui écrira la moitié de l’album. A Tété, Gael donne une mélodie qui lui évoque un ailleurs nordique et qui deviendra « On dirait l’Islande ». Avec Ben Ricour, il se trouve une sorte de grand frère généreux, il goûte à l’écriture farfelue de Barcella, aux inventions de Chet…« Des rencontres qui nourrissent le parcours », résume-t-il.
Ces auteurs contribuent à un album aussi rêveur qu’enraciné dans le monde réel, aussi sophistiqué qu’il est simple à aborder. … Les chansons trouvent là leurs couleurs folk, limpides et vastes comme un ciel d’hiver. Partout, des sonorités singulières viennent semer des mystères sensibles et séduisants.

Les chansons de Gael Faure se maquillent de simplicité : elles semblent d’abord des mélodies légères puis il se révèle qu’elles creusent loin, profond, fort. Elles savent toucher juste avec leur clarté, leur propos direct, leur manière si franche de dévoiler le sentiment. On commence par l’entendre parler de sa vie et on réalise qu’il parle surtout de la nôtre – à nous tous. Et voici que Gael Faure bascule en pleine lumière.

Laissez vous envouter par Gael Faure avec Des Silences en Bascules.

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