HYPHEN HYPHEN

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« Times » est né de cette année de ses- sion, et a vu le jour au studio ICP à Brux- elles. L’endroit rêvé pour créer, là ou à peu près tout instrument pouvant inspirer un musicien est disponible. Difficile pour des intervenants extérieurs de rentrer dans la république Hyphen Hyphen tant les 4 ont une idée précise, et extrêmement aboutie de leur musique. Mais quelques noms se sont assez rapidement imposés : Julien Delfaud crédité sur les albums de Woodkid, The Shoes ou Revolver et An- toine Gaillet qu’on a pu voir sur les disques de M83 ou Julien Doré. Ils ont su capter cette quasi contradiction de faire sonner fort et précis, comme de l’électronique moderne, un groupe débarquant avec des instruments acoustiques et totalement analogiques. Et au final, le résultat est là.

Restait la voix. Comme le dit le groupe, mélodies et textes nourrissent la musique et construisent ensemble l’émotion de ch- aque morceau. Et le choix de chanter en Anglais est souvent périlleux en France, même si la mère de Santa est améric- aine, pas d’amateurisme, pas le droit à l’a peu près. Alors si Beyoncé, ou Christina Aguilera travaillent avec Guy Roche, pour- quoi pas Santa ? Le producteur, coach vocal US est donc venu en France, dans la maison parentale à Coco Beach pour diriger les prises de voix. Le petit détail qui n’en est pas un et qui montre l’envie

farouche du groupe d’être à la hauteur du but qu’ils se sont fixé, faire de cet album un objet moderne et universel. Pari tenu.

JUST NEED YOUR LOVE est le titre qui frappe d’entrée. Subtile mélange entre un esprit 90s dans son piano et la puissante pop imparable de ce refrain vous envel- oppe et vous décolle du sol. Le chant est un instrument, c’est lui qui mène la rythmique des couplets, et c’est lui qui résonne tel un gospel reprenant à tue- tête “And I just need you love”. On ne sait pas s’il faut danser ou verser une larme. Danser ? Oui c’est aussi le but de cet album, l’émotion mais aussi l’énergie. Comme ce STAND BACK, drivé par sa guitare et son clavier entêtant, et un refrain imparable. Difficile de penser qu’une seule personne n’aura pas les mains au ciel pendant ce titre en live. On sent ici tout le potentiel scénique de l’album, un titre annonciateur de l’éner- gie qu’on pourra retrouver sur scène. On ressent un Hyphen Hyphen élec- trique, qui s’est donné toutes les armes pour déployer un vrai show sur scène.

Hyphen Hyphen tout au long de cet album prouve sa capacité à créer des ambianc- es douce-amère parfaites, que cela soit sur les titres up-tempo ou les plus calmes.

A l’image de CAUSE I GOT A CHANCE, qui sonne comme si on avait demandé un

chopped and screwed d’un morceau new- wave, mais réinterprété dans une produc- tion Rnb moderne, poignant. Tout comme « We light the Sunshine », en retenue, délicat, et toujours ce refrain qui ne vous lâche pas.

TIMES est un album subtil. Quand l’am- biance s’apaise, on découvre “Endless Line” ou “ The fear is blue”. Le chant vous prend direct au cœur. Autour d’une mélodie aérienne, les arrangements en- veloppent la voix de Santa, subliment l’émotion et confèrent aux titres un car- actère intemporel. Comme si cet al- bum avait toujours existé quelque part en nous et qu’on pouvait enfin l’écouter.

 

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