Natas Loves You

Natas Loves You

Natas pour un Satan lu à l’envers. Dissipons d’emblée les malentendus : n’y voyez pas de penchant malsain pour des contes diaboliques, mais plutôt un amour pour les jeux de mots et la pop fédératrice.
Ils sont trois à chanter : Alain Schuman, la voix principale, le bassiste Virgile Arndt et le claviériste Pierre-Hadrien Trigano. Joonas Jaatinen, lui, assure la batterie. Leurs influences sont à leur image : éclectiques, cosmopolites et ouvertes d’esprit. Leur credo, c’est de ne rien renier et de tout découvrir, réconciliant ainsi les mélodies entêtantes des sixties aux expérimentations électroniques.

L’histoire de leur premier album, The 8th Continent, est celle d’un Ulysse des temps modernes en quête de chaleur humaine dans un monde désespérant. En fuite perpétuelle, il ne cesse de la chercher. Ce trip initiatique parle du temps qui passe, de la mort qui rôde, mais, surtout, de l’amour salvateur.
Résultat : le disque réussit l’exploit de marier électro-pop et rock psyché tout en faisant la part belle aux voix comme aux rythmiques.

Les Natas Loves You scrutent l’horizon lointain mais ne veulent pas vieillir. Ils veulent faire danser leur public tout en prenant par les sentiments. Le galvaniser. Capables des plus belles envolées sur scène comme d’une sagesse de vieux Sioux, ils ont tout, justement, pour qu’on les aime. Et on ne va pas s’en priver.

Une pop synthétique maitrisée sur The 8th Continent avec Natas Loves You.

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