Talisco

Talisco

Laissez tomber le guide, ses raccourcis, sa propension à tracer des lignes droites, Talisco s’aventure dans de nouvelles contrées musicales. S’enfonçant toujours plus loin dans ses expérimentations électro-folk, toujours ailleurs. Nous l’avions découvert dans les plaines americana et le folk-rock downtown, via son premier EP My Home. Depuis, le brun ténébreux à la voix d’ange a rajouté quelques cartouches à sa six- cordes et pas mal de bornes au compteur.

Son premier album s’intitule Run, «une illustration de l’évasion, du nécessaire départ quand tu commences à ronronner, du besoin de s’échapper». La course folle d’un écorché vif.
Run pourrait être un livre d’images. Talisco chemine dans les grands espaces, ses silences et ses mid- tempo hypnotiques, avant de laisser exploser cordes, beats et chants chorales quand percent enfin les lumières de la ville. Il court, Talisco, traversant les plaines western aux dentelles acoustiques et les déserts californiens qu’il troue de lézardes électriques et de réverbes vintage.

Cours, vis, monte le son. Les titres défilent, les plans séquences s’enchaînent. L’écriture emprunte au 7ème art, l’auteur noircit des storyboards. Et, en filigrane de ces étonnants courts métrages musicaux, cette impression de chevauchée sauvage.

 

Talisco marie une voix provenant de Californie et un spleen de Paris sur l’album Run.

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