THE AVENER

THE AVENER

THE AVENER

Quand The Avener prend la première place du classement iTunes en Allemagne avec Fade Out Lines, c’est un choc : cela fait belle lurette qu’un artiste français n’a pas réussi une telle performance outre-Rhin, et surtout avec un titre aussi singulier. Car le succès de Fade Out Lines, c’est une porte qui s’ouvre sur un univers unique et pourtant immédiatement familier. Avec ce titre irrésistiblement rythmé et sophistiqué à la fois, on pense autant à un after amoureux à l’aube sur les quais de Seine qu’à un beat de funk banlieusard en boîte de nuit.

Depuis, ce single miraculeux s’impose partout, et confirme The Avener dans son intention de départ : circuler aux frontières des genres, des époques, des styles, aux frontières entre la musique que l’on écoute et la musique que l’on danse, aux frontières de l’underground et de la pop haut de gamme. The Avener le dit lui-même : « Fade Out Lines est un morceau difficile à classer : c’est un blues avec des influences jazz, folk, funk et des instruments électroniques. Il y a des sentiments, de l’émotion, de la nostalgie, et en même temps beaucoup d’énergie. »

C’est un bon symbole pour l’album The Wanderings Of The Avener, manifeste d’une électro raffinée dans l’esprit du sampling nu-jazz de St Germain et de son Boulevard, à mi-chemin des démarches de Moby et de Wankelmut, de King Britt et de Cassius…

Ghost producer pour beaucoup de tubes de club, Tristan est devenu The Avener en retournant au plaisir de la musique pour elle-même, à son amour de jeunesse pour le piano et la mélodie, à sa culture musicale dense, variée, profonde… mais aussi à la deep house, antidote à la froideur mécanique qui a envahi l’électro depuis quelques années.

Tristan s’enferme des mois en studio : « J’ai commencé à réarranger des titres passés inaperçus, à leur donner un peu de modernité… » Il s’agit de chercher le dosage très exact qu’il désire entre acoustique et électro, entre science du songwriter et instinct d’expert du dancefloor… En même temps que The Avener compose lui-même, The Avener reprend Sixto Rodriguez, John Lee Hooker, Mazzy Star, The Be Good Tanyas, Andy Bey, Adam Cohen… Blues séminal, folk underground, pop nocturne, rock iconique, artistes oubliées des années 70 et 80, The Avener déambule dans les allées secrètes de sa mémoire. Émissaire de son album, son sampling de The Fade Out Line de Phoebe Killdeer & the Short Straws, discrètement mis en ligne à l’été 2013, buzze d’abord patiemment en France avant d’exploser en Allemagne puis partout dans le monde.

The Avener retrouve ainsi une patte délicate et radieuse, qui sonne à l’étranger comme une touche d’élégance so French, tout en s’affirmant comme la redécouverte du chaînon manquant entre l’émotion harmonique et la pulsion de danse … La confirmation arrive avec The Wanderings of the Avener, son 1er album prévu le 19 Janvier 2015.

 

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